[De duobus amantibus] Amours d’Eurialus et Lucrèce

Bibliographie

Éditions anciennes

Édition lyonnaise

1. Benoît Rigaud et Jean Saugrain, 1556L’amour d’Eurialus et Lucresse : par lequel est succintement demonstré quel profit vient du chaste amour, et quel dommage de l’impudique, avecq quelques epistres. Lyon, Benoît Rigaud et Jean Saugrain, 1556.
Traducteur : [Millet, Jean].
Exemplaire : Oxford, Lady Margaret Hall Library, 847 28 2 (1).

Autre édition ancienne

Histoire touchant les amours d’Eurialus et Lucrece, où est demonstrée l’issue malheureuse de l’Amour defendue. Paris, Antoine Le Clerc, 1554. Exempl. : München, Bayerische Staatsbibliothek, P lat 1851 g (consultable en ligne).

Éditions modernes

Il n’y a pas d’édition moderne.

Manuscrits et éditions du texte source

Quelques manuscrits de De duobus amantibus de Piccolomini

  • – Praha, Národní knihovna České republiky, Ms XXIII F 112, c. 1450-1460.
  • – Paris, Bibliothèque de l’Arsenal, Ms 68, XVe siècle.

Quelques éditions anciennes de De duobus amantibus de Piccolomini

  • – [Köln], [Ulrich Zell], [c. 1467-1470]. Exempl. : Paris, Bnf, Rés. Y2 1080.
  • – [Basel], [Johann Schilling], [c. 1472-1474]. Exempl. : Basel, Universitätsbibliothek Basel, Mscr F III 1 (consultable en ligne).
  • – Paris, [Jean Higman] et Wolfgang Hopyl, 1494. Exempl. : Exempl. : Paris, Bibliothèque Sainte-Geneviève, OEXV 715 (2) RES (P.1) (consultable en ligne).

Éditions modernes de De duobus amantibus de Piccolomini

  • – PICCOLOMINI, Enea Silvio, Historia de duobus amantibus, in Enee Silvii Piccolominei Epistolarium seculare, édition par A. Van Heck, Città del Vaticano, Biblioteca apostolica vaticana, 2007.
  • – PICCOLOMINI, Enea Silvio, Historia de duobus amantibus, édition et traduction en italien par D. Pirovano, Alessandria, Edizioni dell’Orso, 2004 [1ère éd. 2001]. D’après le ms. Praha, Národní knihovna České republiky, Ms XXIII F 112.
  • – PICCOLOMINI, Enea Silvio, Histoire de deux amants, édition et traduction en français par I. Hersant, Paris, Les Belles Lettres, 2012 [1ère éd. 2001]. D’après l’éd. [Reutlingen], [Michael Greyff], [c. 1478].

Études et articles

  • BIDEAUX, Michel, « L’Historia de duobus amantibus nel Cinquecento francese », in Pio II e la cultura del suo tempo, dir. L. Rotondi Secchi Tarugi, Milan, Guerini e Associati, 1991, p. 175-188.
  • MAIRA, Daniel, « Une édition des Angoisses et remèdes d’amour de Jean Bouchet suivi de l’Histoire d’Euralius et Lucresse d’Enea Silvio Piccolomini », in Eros Pharmakon, Revue des littératures de l’Union européenne, n° 7, 2007, p. 233-258.
  • MÁTÉ, Ágnes, « Eurialo e Lucrezia  da noi ed in altri paesi », Nuova Corvina, n° 21, 2009, p. 17-23.
  • REYNIER, Gustave, Le Roman sentimental avant l’Astrée, Genève, Slatkine Reprints, 1969 [1ère éd. Paris, 1908], p. 28-36.

Présentation

Histoire éditoriale

Les Amours d’Eurialus et Lucrèce est l’adaptation en français d’un récit sentimental composé en latin par Enea Silvio Piccolomini en 1444. L’histoire fictive des amours adultères d’un chevalier de Franconie et d’une Siennoise, à fin tragique, a été massivement diffusée en manuscrit et en imprimé. On recense plus de trente manuscrits et au moins quarante imprimés édités avant 1500 dans toute l’Europe, principalement en Autriche, en Allemagne, en Suisse, en Italie et en France. De nombreuses traductions et adaptations ont vu le jour aux XVe et XVIe siècles (voir Bibliographie : Máté, 2009, p. 18-19). En France deux adaptations ont été produites avant 1500 et plusieurs autres ensuite, dont Les Amours d’Eurialus et Lucrèce.

La présente version est procurée par un certain « J. M. ». Les initiales, qui apparaissent en page de titre de l’édition et dans la signature d’un poème liminaire (« J. M. de S. Amour »), correspondent à celles de Jean Millet, éditeur et traducteur d’œuvres en latin et en grec. La traduction est en prose, à la différence des adaptations tout ou partiellement en vers d’Antitus Faure et d’Octavien de Saint-Gelais.

L’assignation sous-générique de l’œuvre est délicate. Le récit italien n’est en soi pas facile à rattacher à une catégorie unique. Les traits de la nouvelle y semblent toutefois dominer, notamment par le souci de l’avancée rapide de la narration et la prétention à la vérité des faits énoncée dans le paratexte. La traduction, qui a la particularité d’être la première traduction fidèle en français, met en œuvre les mêmes principes que l’original. Elle renforce peut-être aussi des éléments romanesques, que ceux-ci viennent ou non des deux adaptations de la nouvelle en roman à la fin du XVe siècle. La question mérite d’être approfondie.

Jean Millet a ajouté à l’original deux lettres de Piccolomini. Il précise qu’elles sont indépendantes de l’œuvre. Dans celle au duc Sigismond d’Autriche, l’auteur annonce qu’il accepte de rédiger pour le destinataire une lettre à la dame que celui-ci aime, tandis que celle à la dame en question, une certaine Lucrèce, fille du roi de Dacie, se présente comme une déclaration d’amour.

Après avoir été publiée à Paris pour la première fois peut-être en 1551, l’œuvre a été reprise à Lyon par Benoît Rigaud et Jean Saugrain (éd. 1L’amour d’Eurialus et Lucresse : par lequel est succintement demonstré quel profit vient du chaste amour, et quel dommage de l’impudique, avecq quelques epistres.
Lyon, Benoît Rigaud et Jean Saugrain, 1556.
), qui en ont modifié un peu le titre.

Édition non localisée

Il existe une édition perdue ou fantôme :

L’Histoire des Amours d’Eurialus et Lucrece, où est demonstrée l’issue malheureuse de l’Amour defendue. Paris, Nicolas Chrestien, 1551. Mentionnée dans : Du Verdier, 1585, p. 726 ; BEL 15-16 20767.

Informations sur la fiche

Pascale Mounier

27/08/2019

30/08/2019

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